- Tapisserie du XV° siècle (musée de saint Remi)
- Cloître de l’ICP
- Notre-Dame de la paix chapelle Foujita
- Symbole de Reims chez Nicolas Feuillatte
- Porte de Mars II° siècle
- Cryptoportique de Reims
- Cathédrale de Reims
- Choeur de la cathédrale de Reims
- Vitraux de l’église Saint-Jacques
- Basilique Saint-Rémi et ses 4 niveaux
- Lustre aux 96 bougies de la basilique Saint-Rémi
- Vitraux de la basilique Saint-Rémi
- Place royale : statue de Louis XV
- Opéra de Reims
- Bibliothèque Carnegie
- Statue de Jeanne d’Arc devant la cathédrale
- Châsse de saint Remi
- Tapisserie du XV° siècle (musée de saint Remi)
- Cloître de l’ICP
- Ancienne chapelle de l’ICP devenue amphithéâtre
- Verrière art déco dans un café
- Le vignoble champenois à Epernay
Cette année s’est tenu du 2 au 4 juin 2026 à Reims le congrès de la FARA, regroupant les différentes associations régionales de médecins retraités.
Accueil au Centre Colbert en début d’après-midi (Reims étant la ville natale de Colbert), puis temps libre pour visiter la ville,. Le bureau de la FARA s’est réuni en CA à 17h.
Le lendemain matin, à l’I.C.P.( Institut Catholique de Paris) s’est tenue l’AG de la FARA avec compte-rendu et quitus de la gestion, suivie d’une intervention du directeur de la C.A.R.M.F., M. Bourguelle , ainsi que du Président de la C.A.R.M.F. le Dr. Petit .
Après un léger « cocktail déjeunatoire » (!), deux conférences très intéressantes dans l’ancienne chapelle de l’ICP ont permis de mieux connaître la région champenoise, l’industrie du champagne et son importance dans l’économie locale, la composition du terroir crayeux, les différents cépages (Chardonnay, meunier et pinot noir), les secrets des assemblages et les nouvelles tendances (champagne rosé, blanc de blanc, blanc de noir).
La deuxième conférence nous a fait remonter l’histoire jusqu’au baptême de Clovis et au sacre des rois de France. Depuis Louis le Pieux en 816, en tout 32 rois ont été couronnés à Reims, dont 25 dans la cathédrale actuelle, le dernier étant Charles X le 29 mai 1825. De magnifiques illustrations détaillent la cérémonie du sacre avec les onctions au Saint – Chrème détenu dans la Sainte Ampoule acheminée depuis la basilique Saint-Rémi qui la conserve, les attributs du roi ( 2 sceptres, épée, couronne, tenue de couronnement après avoir été dépouillé de ses vêtements pour les onctions) , puis communion. Couronnement et onctions de la reine. La messe suivait et la cérémonie durait 5 heures.
Après ces conférences, départ pour la soirée de gala avec transfert en cars jusqu’à Epernay chez Nicolas Feuillatte où nous attendait un orchestre de jazz et repas au champagne!
Le jeudi 4 a été consacré à des visites de la ville chaperonnées par des bénévoles et commentées par des guides de la ville. Le congrès s’est terminé par un repas au Cercle Colbert.
Les visites ont permis de découvrir Reims gallo-romaine avec les vestiges de la porte de Mars du 2° siècle, Reims ayant été fondé selon la légende par Remus, le frère jumeau de Romulus , le peuple celte s’appelant alors les Rèmes, puis la cité devint Durocortorum, capitale de la Belgique seconde .
Un cryptoportique se trouve place du forum, dont une partie seulement a été fouillée.
Des vestiges d’aqueduc romain ont été découverts .
La cathédrale de Reims, construite à partir du XIII° siècle, achevée au XIV° siècle, a été incendiée pendant la Première Guerre mondiale, et compte 2303 statues. Elle a eu le privilège de servir au sacre de 32 rois de France.
La ville de Reims a été quasiment détruite pendant la première guerre mondiale et rebâtie à partir de 1920, d’où le nombre de maisons Art déco ou Art nouveau. Les 300 architectes ont reconstruit selon leurs goûts, avec des innovations comme le béton armé. La dotation Carnegie a financé la bibliothèque Art nouveau Carnegie.
La Révolution a détruit la quasi-totalité des édifices religieux, ne sont restés que la Cathédrale, la Basilique Saint-Rémi et l’église Saint-Jacques.
Les vitraux ont pour beaucoup été détruits pendant la Première Guerre mondiale. Des artistes comme Jacques Simon, Marc Chagall, Imi Knoebel, en ont remplacé une partie. L’église Saint-Jacques bénéficie des vitraux de Joseph Sima, de Maria Helena Vieira Da Silva et de Benoît Marq.
La basilique Saint-Rémi, construite au XI° siècle, abrite la Sainte Ampoule qui servait au sacre des rois, ainsi que les reliques de saint Remi (sans accent !), l’évêque qui baptisa Clovis en 498. Son tombeau occupe le centre du choeur. Le lustre de 6 mètres de diamètre, composé de 96 bougies, couronne de lumière, symbolise les 96 années vécues par saint Remi.
La place royale est centrée par la statue de Louis XV, qui n’a pas survécu à la Révolution, mais a été reconstituée.
L’hôtel de ville, bâti en 1627, avec un campanile, a été remodelé au XIX° siècle mais a brûlé en 1917 et fut reconstruit en 1924.
Un musée est installé dans les bâtiments de l’ancienne abbaye royale de Saint-Rémi et conserve des archives, des mosaïques, des statues et des tapisseries ; cela s’étend de la période gallo-romaine à la Renaissance.
Une visite très intéressante nous a fait découvrir la chapelle Notre-Dame de la paix, dite chapelle Foujita, du nom de son créateur, Léonard Foujita, peintre japonais qui a reçu une illumination mystique à la basilique Saint-Rémi, s’est fait baptiser et a construit avec son parrain René Lalou, Président du champagne Mumm, la chapelle en 1965. Il l’a décorée de fresques lui- même en 1966. Il décède en 1968 et a demandé à être enterré dans la chapelle ; son épouse, repartie au Japon, le rejoindra après son décès en 2009.
Retour à Bordeaux la tête pleine d’histoire, d’art, de sacres de rois…



























