Pour clore les activités du premier semestre 2026, Annick Cousset nous a préparé une visite en 2 groupes, l’un le matin et l’autre l’après-midi avec une pause-déjeuner au restaurant indien Sardar Ji (avec le concours de Philippe Prévot en tant que guide érudit), de la basilique Saint-Seurin, de sa crypte et du cimetière paléochrétien situé sous l’actuelle place des Martyrs de la Résistance.
Saint Seurin a été le 4° évêque de la ville (et saint patron de Bordeaux ), venu d’Orient, il y a rencontré l’évêque Amandus, futur Saint Amand au V° siècle.
Sur un site antique, une première chapelle a été érigée au début du christianisme bordelais, rasée par les invasions normandes au IX° siècle.
Une basilique mineure a été bâtie par Pie IX au début du XI° siècle sur une nécropole paléochrétienne.
La légende veut que Charlemagne, ramenant la dépouille de Roland après la bataille de Roncevaux (il est enterré à Blaye ), ait déposé l’olifant de Roland sur l’autel de la basilique et ait enterré ses preux dans la crypte.
La basilique a été fréquentée par les pélerins de Saint Jacques de Compostelle venant de la Sauve Majeure, puis Saint-Seurin et la cathédrale Saint-André.
Elle renferme entre autres les reliques de saint Seurin (sous l’autel), de saint Amand, de saint Delphin, de saint Fort, puis, en 1635, de sainte Véronique et de sainte Bénédicte dans la crypte qui date du V° siècle.
Le narthex et le clocher sont de l’époque romane ; au sud, un portail historié date du XIII° siècle abrité par un porche de la Renaissance, donnant sur l’accès par la place au cimetière. Ce portail a 14 statues représentant les douze apôtres et 2 femmes, l’une à gauche symbolisant l’Eglise, et, à l’opposé, la Synagogue, les yeux bandés. Le tympan reprend des scènes de la Résurrection et du Jugement Dernier. Le portail occidental a une ouverture en trilobe, il donne sur la place du Prado (le pré où étaient enterrés les chanoines) qui était le plus grand cimetière de la ville. Ses chapiteaux sont des réemplois dont un où est sculpté le sacrifice d’Isaac par Abraham.
Dans le choeur, on trouve des albâtres anglais du XIV° siècle racontant la vie de Saint Seurin et de Saint Amand.
La chapelle de Notre Dame de la Rose date du XIV° siècle . L’autel a été consacré par l’archevêque Pey-Berland en 1444.
Les voûtes se sont en partie effondrées en 1566 et en 1658, reconstruites et consolidées par des piliers cerclés de pierres au XVIII° siècle par Jean-Baptiste Augier avec remblaiement du sol sur 3 mètres, entraînant l’enterrement de la crypte. La façade occidentale a été restaurée en 1820 en style néo-roman avec portail porche.
Les vitraux de la nef datent de 1840 (Joseph Villiet). On trouve dans la nef une chaire épiscopale en bois et une cathèdre en pierre ouvragée, réservée à l’archevêque de Bordeaux qui devait prêter serment sur les reliques de saint Seurin. avant de pouvoir prendre possession de la cathédrale Saint-André.
Il existe 32 stalles en bois sur les 47 préexistantes (les autres sont à l’église Saint Martin de l’Isle-Adam), datant du XV° siècle avec des scènes curieuses sculptées sur les miséricordes qui soulageaient les chanoines pendant les offices qui s’éternisaient souvent : un homme portant son ventre dans une brouette, un autre faisant griller des langues sur un gril .
La visite se poursuit par la crypte archéologique : on y accède par un escalier sur la place des martyrs de la Résistance. Environ 150 sépultures ont été dégagées, dont des sépultures d’enfants en bas âge dans des amphores, des tombes en briques plates, des sépultures sous tuiles en bâtière (tuiles plates et semi-circulaires), des sépultures en caissons de pierre superposés, des sarcophages massifs gallo-romains à couvercles arrondis ou à 4 pans, d’autres mérovingiens avec cuves trapézoïdales, carolingiens (VIII°-XII° siècles), d’autres plus récents avec logette pour la tête. Des vestiges de décors peints sont présents, tels un paon qui fait la roue et des canards.
Il y a eu des remaniements lors de la construction des fondations de la basilique.
Un plafond en poutres bétonnées a été construit dans les années 1970 pour préserver le site .
Malgré la chaleur (supportable avec les vieilles pierres !), cette journée a été très instructive .
Bonnes vacances à toutes et à tous, prenez soin de vous avec la canicule. A bientôt pour de nouvelles visites !
- façade occidentale avec le porche Renaissance et le clocher
- Autel avec reliques de SAINT SEURIN
- Statue de saint Seuri
- La nef avec orgue et la chaire épiscopale
- Retable en albâtre anglais du XIV° siècle
- statue de Notre Dame du XIV° siècle
- chapelle de Notre Dame à la rose
- 1 stalle en bois représentant une brouette
- chaire épiscopale
- la cathèdre épiscopale en pierre
- portail occidental avec porche Renaissance
- portail trilobé avec statues primitivement colorées
- portail trilobé,à gauche;l’Eglise représentée par une femme
- représentation du judaïsme avec les tables de la loi
- chapiteau représentant le sacrifice d’Isaac par Abraham
- nécropole paléochrétienne
- tombeau de Saint FORT
- reliques de Saint Amand
- sarcophage de Sainte Véronique
- amphores de diverses origines
- sarcophages
- sarcophage et tombes en tuiles
- construction dans la nécropole






























